Montréal est gouverné par un maire et un conseil dont les membres sont élus
par un vote de la population pour 4 ans.
Depuis 1970, le gouvernement de la région, la Communauté Urbaine de Montréal,
a les pleins pouvoirs en matière de police, urbanisation, protection de l'environnement
et plans régionaux. Les villes et municipalités sont encore titulaires des pouvoirs
habituellement détenus par les autorités locales tels que la protection contre
les incendies, le traitement de l'eau et sa distribution, les égouts, la collecte
des déchets, les permis de construire et les bibliothèques. La Communauté Urbaine
est dirigée par une assemblée, un comité exécutif et un président.
L'opportunité d'un gouvernement de métropole fut chaudement débattue à la
fin des années 1990 car près de la moitié de la population urbaine vit en dehors
des frontières de la Communauté Urbaine. Au début 2000, le gouvernement du Québec
a annoncé un plan pour établir une nouvelle communauté urbaine à Montréal en
2001 : la Communauté Métropolitaine de Montréal remplacerait la Communauté Urbaine
de Montréal et entourerait la plupart de l'actuelle zone urbaine.
En 1976 au Québec, le Parti Québécois (PQ), in parti Franco-Canadien nationaliste
formé en 1970, gagna le control du parlement sous Lévesque. Le nouveau gouvernement
lança une série de réformes culturelles en particulier sur l'usage des langues
visant à restreindre l'utilisation de l'anglais. Durant les années 1980, Montréal
attira de nombreuses sociétés de haute technologies et de services financiers.
En 1980, le plan de Lévesque pour un Québec indépendant, appelé Association
de Souveraineté, fut rejeté par référendum par 60% des votants. Le PQ retourne
pourtant au pouvoir en 1981, et en 1982 la province du Québec refuse d'accepter
la nouvelle constitution de Québec. De 1985 à 1994, le parti libéral conduit
par Robert Bourassa et Daniel Johnson, contrôle l'assemblée. En 1987, il semble
que le séparatisme Québécois progresse lorsque l'on signe les accords de Meech
Lake ; mais ceux ci s'écroulent en 1990. Un plan de réformes constitutionnelles
est rédigé par le gouvernement canadien et présenté au vote lors d'un référendum
national en octobre 1992, mais ne fut pas ratifié.
En 1994 le PQ, conduit par Jacques Parizeau, regagne le contrôle du gouvernement
de la province. Un référendum sur l'indépendance échoue de justesse en octobre
1995. Parizeau annonce sa démission et est remplacé en 1996 par Lucien Bouchard,
qui conduit le bloc Québécois à Ottawa. Le Québec fut à l'origine organisé par
le Parlement comme une société distincte de part sa langue et sa culture et
il lui fut accordé un droit de veto sur les amendements constitutionnels. Les
séparatistes déclarent le changement symbolique et souhaitent continuer le combat.
Ils concèdent deux échecs en 1998 toutefois, lorsque la Cours Suprême du Canada
décide que le Québec ne peut pas légalement décider de faire sécession de manière
unilatérale. Le PQ régresse aux élections, de même que les sympathisants parmi
les votants Québécois se situent alors a 40%.
Le Québec envoie 24 sénateurs et 75 représentants au parlement national.