Le système de retraite Suisse est basé sur la rente de vieillesse
dite AVS (Assurance Vieillesse et Survivants) qui compense
dans une certaine mesure le manque à gagner des personnes ayant cessé leur activité
professionnelle. Il est géré par la Caisse
cantonale genevoise de compensation. Vous trouverez aussi la liste
des caisses de retraite complémentaires par profession sur le site
Internet de l'institution AVS-AI.
Le droit à la retraite prend naissance le premier jour du mois qui suit celui
au cours duquel l'ayant droit atteint l'âge ordinaire de la retraite et s'éteint
à la fin du mois de son décès. Pour les hommes, l'âge ordinaire
de la retraite est fixé à 65 ans. Pour les femmes, il est de 64 ans.
Sont obligatoirement assurées à l'AVS :
- les personnes qui exercent une activité lucrative en Suisse (frontaliers
et travailleurs étrangers y compris);
- les autres personnes domiciliées en Suisse, soit les enfants et les personnes
sans activité lucrative (étudiants, invalides, rentiers, conjoints au foyer,
etc).
Les ressortissants suisses de l'étranger peuvent aussi s'assurer à titre facultatif
, afin de leur éviter une réduction de rente pour raison de lacunes de cotisations.
Les ambassades et consulats suisses fournissent les renseignements nécessaires.
Le système AVS vise à couvrir les besoins de l'assuré. Toutefois, lorsque
ces ressources ne sont pas suffisantes, celui-ci peut prétendre à des prestations
complémentaires (PC).
Si vous quittez la Suisse et touchez déjà une pension de retraite AVS/AI en
Suisse, elle continuera de vous être versée à l’étranger (pour les pays ayant
des accords de sécurité sociale). Par contre, les prestations
complémentaires ne sont pas versées à l’étranger. N’oubliez pas d’indiquer
votre adresse à l’étranger à la caisse
suisse de compensation (CSC), à Genève. Lorsqu'aucune convention
n'est signée, vous pouvez demander le remboursement de vos cotisations
AVS.
La sécurité sociale suisse, basé sur le système
des trois piliers (voir notre article sur la sécurité sociale),
offre la possibilité de souscrire à d'autres instruments de prévoyance
individuelle et privés.
Cette assurance complémentaire vous permet aussi de faire de l'optimisation
fiscale, car les montants que vous versez chaque année au 3e pilier peuvent
être déduits de votre revenu imposable concurrence d'une limite maximale.
Les avoirs sont par ailleurs bloqués. Seules certaines situations vous permettent
de disposer de ces sommes :
- départ de la Suisse,
- acquisition d'un logement pour résidence principale,
- passer d'un statut salarié à un statut indépendant,
- invalidité à 100%.
Vous trouverez de nombreuses informations complémentaires sur le site
de SwissLife.
La retraite complémentaire des salariés français
Pour permettre aux salariés français expatriés de conserver leurs droits, 3
organismes spécialistes proposent une protection sociale dans une continuité
totale avec les régimes français:
- La CFE : caisse d'assurance volontaire et organisme
de Sécurité Sociale dédié aux expatriés, couvre les risques maladie, maternité,
invalidité, accidents du travail, maladies professionnelles et vieillesse,
- La CRE et l'IRCAFEX :
institutions spécialistes de la retraite complémentaire des expatriés, fonctionne
dans le cadre des régimes ARRCO et AGIRC,
- Le GARP : Groupement des Assedic de la Région Parisienne,
recueille les cotisations obligatoires ou volontaires pour l'assurance chômage
des salariés expatriés.
Le tableau ci dessous reprend les principales équivalences au système francais:
| |
EN FRANCE
|
HORS DE FRANCE
|
| Retraite de base |
CNAV (Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse)
|
CFE (Caisse des Français de l'Etranger)
|
| Retraite complémentaire |
Institutions ARRCO/AGIRC
|
CRE-IRCAFEX (Institutions ARRCO et AGIRC spécialistes
des expatriés)
|
| Maladie, maternité, invalidité, accident du travail,
maladie professionnelles |
SECURITE SOCIALE
|
CFE
|
| Assurance chômage |
ASSEDIC
|
GARP
|
Renseignez-vous auprès de la Caisse des Français de l'étranger (CFE : http://www.cfe.fr/)
et du groupe Taitbout (http://www.taitbout.fr/).