Le nom de Genève, Genua en latin (puis plus tard Genava), apparaît pour la
première fois dans l'histoire en 58 av. J.-C., quand César mentionne son passage
dans cette ville au début du De Bello Gallico (Commentaires de la Guerre
des Gaules).
La ville se dévelope sous l'empire Romain et est érigée en évêché peu
avant 400. Jusqu'au IXe, la ville est disputée par les burgondes, les
franc (elle fait partie de l'empire de Charlemagne) et les empereurs romains.
Genève prend une importance internationale au XVe siècle, avec l'essort des
foires et d'une importante activité bancaire qui se développe.
La ville est convoitée par les princes de Savoie qui tentent sans succès
de s'en emparer. En pratique, elle reste sous tutelle épiscopale et savoyarde
jusqu'en 1536 et l'épisode de la Réforme protestante. Elle devient
alors une République dirigée par Jean
Calvin et s'élève au rang de Rome Protestante, en
accueillant de nombreux protestants. Foyer du calvanisme, elle acquit une audience
internationale et prospère pendant le XVIIIe siècle.
En 1798, la République de Genève perd son indépendance et est annexée par la
France. La défaite des armées napoléonniennes lui rend sa liberté le 31 décembre
1813 : c'est la Restauration, aujourd'hui fête patriotique.
En 1815, pour rompre son isolement, elle entre dans la Confédération
hélvétique.
Durant les XIXe et XXe siècles, Genève accueille de nombreux réfugiés politiques
(la Suisse est pays neutre pendant les deux conflits
mondiaux de la première moitié du XXe siècle). Elle
devient le berceau de la Croix-Rouge et capitale humanitaire, aujourd'hui siège
de nombreuses institutions internationales.