L'âge normal de la retraite est fixé à 65 ans pour les hommes
ainsi que pour les femmes (à partir de 2009) avec 45 ans de carrière
professionnelle. La possibilité de prendre sa pension plus tôt que l'âge
normal de la retraite reste ouverte. Pour les travailleurs et les travailleuses
salariés, c'est possible à partir de 60 ans dans la mesure où la carrière compte
au moins 35 ans. Pour chaque année d'anticipation, le montant de la pension
sera diminué de 5 %.
Les "années de carrière professionnelle" sont les années prises en compte pour
le calcul de la pension. Outre les années d'activité prouvées, la carrière se
compose de périodes assimilées, moyennant ou non versement de cotisations. Les
périodes assimilées à des périodes de travail effectif, sans que le versement
de cotisations soit nécessaire, sont entre autres les périodes de chômage, les
périodes de maladie ou d'invalidité, les périodes de vacances, le service militaire,
etc. Pour pouvoir régulariser les autres périodes, il faut introduire une demande
auprès de l' Office national
des pensions (ONP). Les périodes d'études à partir du 20ème anniversaire
ou pour l'éducation d'un enfant peuvent ainsi être régularisées.
Une pension de travailleur salarié est calculée de la manière suivante :
Pension = 60 % ou 75 % x (rémunérations brutes réelles, forfaitaires ou
fictives x nombre d'années de carrière professionnelle) / (42 ou 45)
Si vous êtes chef de ménage et que vous avez donc toujours une (ou plus)
personne à charge, vous aurez droit à un montant de 75 %, sinon de 60 %.
En théorie, il est interdit de combiner la pension avec une activité
professionnelle (en fait il existe une certaine limite financière à ne pas dépasser).
L'ensemble des informations relatives aux rémunérations est inscrit par travailleur
salarié sur un compte individuel tenu par la Fortis Banque.
La pension versée est limitée à un montant maximum. Il existe également
un droit à un revenu minimum (qui rentre dans le cadre de l'aide sociale). Les
conjoints divorcés peuvent, quant à eux, réclamer une partie de la pension de
retraite de leur ex-conjoint pour les années pendant lesquelles ils ont été
mariés.
La demande se fait auprès de l'administration communale de votre domicile
principal. Votre demande peut également être introduite directement auprès de
l'Office national des pensions (à la Tour du Midi à Bruxelles, ou dans
un
bureau régional ou dans une permanence tenue par l'Office dans de nombreuses
communes).
La retraite complémentaire des salariés français
Pour permettre aux salariés français expatriés de conserver leurs droits, 3
organismes spécialistes proposent une protection sociale dans une continuité
totale avec les régimes français:
- La CFE : caisse d'assurance volontaire et organisme
de Sécurité Sociale dédié aux expatriés, couvre les risques maladie, maternité,
invalidité, accidents du travail, maladies professionnelles et vieillesse,
- La CRE et l'IRCAFEX :
institutions spécialistes de la retraite complémentaire des expatriés, fonctionne
dans le cadre des régimes ARRCO et AGIRC,
- Le GARP : Groupement des Assedic de la Région Parisienne,
recueille les cotisations obligatoires ou volontaires pour l'assurance chômage
des salariés expatriés.
Le tableau ci dessous reprend les principales équivalences au système francais:
| |
EN FRANCE
|
HORS DE FRANCE
|
| Retraite de base |
CNAV (Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse)
|
CFE (Caisse des Français de l'Etranger)
|
| Retraite complémentaire |
Institutions ARRCO/AGIRC
|
CRE-IRCAFEX (Institutions ARRCO et AGIRC spécialistes
des expatriés)
|
| Maladie, maternité, invalidité, accident du travail,
maladie professionnelles |
SECURITE SOCIALE
|
CFE
|
| Assurance chômage |
ASSEDIC
|
GARP
|
Renseignez-vous auprès de la Caisse des Français de l'étranger (CFE : http://www.cfe.fr/)
et du groupe Taitbout (http://www.taitbout.fr/).